UE : Stoppez l'interdiction de la Pride en Hongrie

L'interdiction de la Pride en Hongrie est une violation du droit de l'Union européenne. Exhortez l'UE à intervenir et à protéger la liberté fondamentale dès maintenant !

Note aux soutiens et soutiennes – février 2026: Cette pétition a été mise à jour afin de refléter les derniers développements en Hongrie, notamment les accusations pénales et les poursuites engagées en lien avec les événements de la Pride. La demande principale demeure inchangée : une action urgente de l’Union européenne pour défendre les droits fondamentaux et la liberté de réunion.

Mise à jour – 4 juin 2026 : aujourd'hui, les charges pénales qui pesaient contre le maire de Budapest, Gergely Karácsony, et l'organisateur de la Pride, Géza Buzás Habel – tous deux poursuivis par le gouvernement Orbán pour avoir défendu le droit de manifester – ont été abandonnées. Les procureurs ont confirmé que les accusations ne tenaient plus après que la Cour a statué, en avril, que la loi utilisée pour justifier l'interdiction de la marche des fiertés l'an dernier enfreignait le droit européen. Cette décision fait suite à l'annonce, la semaine dernière, que la police de Budapest n'interdira pas la marche des fiertés de cette année, prévue le 27 juin.

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Le gouvernement hongrois a lancé l’attaque la plus agressive jamais menée contre les droits des personnes LGBTQ+.

En mars, le Parlement hongrois a adopté une nouvelle loi interdisant les marches de la Pride et criminalisant les manifestations pacifiques. Le lendemain, le président l’a signée, la transformant en loi. Cette législation étend le champ d’application de la loi hongroise de 2021 contre la « propagande LGBT+ », déjà examinée par la Cour de justice européenne.

Désormais, toute personne qui ose descendre dans la rue s’expose à des intimidations policières, à des amendes exorbitantes et à une surveillance intrusive par reconnaissance faciale – une grave violation de la vie privée, qui va directement à l’encontre de la loi européenne sur l’intelligence artificielle, qui interdit cette surveillance de masse dans les espaces publics.

En 2025, les événements de la Pride se sont tenus malgré les interdictions. Depuis, le gouvernement a riposté en engageant des poursuites contre les organisateurs et les responsables qui ont contribué à protéger le droit de se rassembler pacifiquement. Les organisateurs font désormais face à des poursuites pénales et risquent jusqu’à un an de prison.

Cette loi ne protège pas les enfants. Elle protège le pouvoir.

Alors que la Hongrie fait face à de réels défis, tels qu’une crise du bien-être des enfants, des lacunes en matière de santé et un système éducatif en ruine, le gouvernement a choisi de faire des personnes LGBTQ+ un bouc émissaire et d’étouffer la société civile. Ces actions reflètent les tactiques oppressives de la Russie, où la dissidence est criminalisée et où les vies LGBTQ+ sont effacées. Pour la première fois dans l’histoire de l’UE, un pays criminalise le droit des citoyens à se réunir pacifiquement.

Un gouvernement de l’UE qui interdit les marches de la fierté est une attaque inacceptable contre les valeurs de liberté, d’égalité et de dignité humaine que l’Union européenne a été créée pour protéger.

En signant cette pétition, vous défendrez le droit de défiler, de se rassembler, de s’exprimer. Vous dites à l’UE : la Pride n’est pas un crime, la protestation pacifique n’est pas de la propagande, la visibilité n’est pas de la violence.

La Commission européenne est la gardienne des traités de l’UE. Elle doit montrer qu’elle protège le droit de réunion pacifique au même titre que les autres droits fondamentaux.

✊ Signez pour mettre fin à cette attaque contre les droits LGBTQ+ et la liberté de manifester. Ne laissez pas Orbán détruire la démocratie. Rejoignez-nous. Rejoignez la Budapest Pride.

Chronologie : comment l’interdiction de la Pride en Hongrie a conduit à des poursuites pénales

  • Mars–mai 2025 – La Hongrie adopte de nouvelles lois interdisant les marches des fiertés et élargit la loi de 2021 sur la « propagande anti-LGBT+ » afin de criminaliser les manifestations pacifiques. La police commence à bloquer des rassemblements LGBT+ en invoquant des motifs vagues, même lorsque les tribunaux annulent certaines interdictions.
  • Juin 2025 – Malgré les interdictions, plus de 200 000 personnes participent à la Pride de Budapest, l’une des plus grandes mobilisations pour les droits civiques de l’histoire du pays. Des responsables de l’UE reconnaissent que l’interdiction viole des libertés fondamentales, mais aucune action juridique immédiate n’est engagée.
  • Été 2025 – Les autorités passent de l’interdiction des événements au ciblage de personnes. Le maire de Budapest est interrogé par la police après avoir déclaré la Pride événement municipal afin de protéger le défilé.
  • Octobre 2025 – La police convoque l’organisateur principal de la Pride de Pécs en tant que suspect pour avoir maintenu la seule marche des fiertés en zone rurale du pays malgré les interdictions officielles.
  • Décembre 2025–janvier 2026 – Les procureurs inculpent officiellement le maire de Budapest pour avoir contribué à l’organisation de la marche, ouvrant une nouvelle phase où des responsables publics et des figures de la société civile risquent des sanctions pénales pour avoir défendu le droit de réunion pacifique.
  • Janvier 2026 – Les autorités hongroises ont officiellement inculpé le maire de Budapest pour avoir contribué à l'organisation de la Budapest Pride et ont engagé des poursuites pénales contre le principal organisateur de la Pécs Pride — c'est la première fois dans l'Union européenne que des responsables publics et des organisateurs de la société civile font l'objet de poursuites judiciaires pour le simple fait d'avoir défendu le droit de réunion pacifique et la visibilité de la communauté LGBT+.
  • Avril 2026 – La Cour de justice de l'Union européenne a statué que la loi hongroise de 2021 sur la « protection de l'enfance » viole les traités de l'UE, la Charte des droits fondamentaux de l'UE et – pour la première fois de l'histoire de la Cour – l'article 2 du traité sur l'Union européenne, qui consacre les valeurs fondatrices de l'Union. La Cour a constaté que la loi stigmatise et marginalise les personnes LGBT+, et qu'aucun gouvernement ne peut invoquer l'identité nationale pour la justifier.

Ce qui avait commencé par une interdiction s’est transformé en criminalisation de la mobilisation elle-même. Signez la pétition dès maintenant.

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À l'attention de la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, de la Vice-présidente exécutive Henna Virkkunen, du Commissaire Michael McGrath et de la Commissaire Hadja Lahbib :

Nous, soussignés, vous demandons de prendre des mesures immédiates et décisives pour protéger les droits fondamentaux des citoyens en Hongrie.

En mars 2025, la Hongrie a adopté une loi interdisant les marches de la Fierté et criminalisant les organisateurs de manifestations pacifiques LGBTQ+. Les personnes qui participent aux manifestations risquent désormais de lourdes amendes, du harcèlement policier et une surveillance au moyen de technologies de reconnaissance faciale. Celles et ceux qui organisent des événements Pride font désormais l’objet de poursuites pénales et risquent jusqu’à un an d’emprisonnement.

Ces actions violent gravement le droit de l’Union européenne, y compris la Charte des droits fondamentaux, l’Acte européen sur l’intelligence artificielle et la Convention européenne des droits de l’homme.

Cette nouvelle législation repose sur la loi « anti-propagande LGBT+ » de 2021, actuellement examinée dans le cadre de l’affaire C-769/22 devant la Cour de justice de l’Union européenne. Sous couvert de « protection de l’enfance », cette loi a effacé les personnes LGBTQ+ des écoles et du débat public. Les amendements de 2025 utilisent la même rhétorique pour étouffer la Fierté et réprimer la dissidence pacifique.

Il ne s’agit pas simplement d’une question nationale – c’est une menace pour les libertés civiles à travers l’Union européenne. Si la Hongrie est autorisée à criminaliser la Fierté et les rassemblements publics sans conséquence, cela établit un précédent dangereux, que d’autres pourraient suivre, et affaiblit la crédibilité de l’UE en tant que défenseur des droits humains et de la démocratie.

Nous vous exhortons à agir immédiatement en demandant des mesures provisoires auprès de la Cour de justice, soit dans le cadre de la procédure d’infraction déjà en cours devant la CJUE (C-769/22), soit par le biais d’une nouvelle procédure d’infraction contre les amendements récemment adoptés. Ce mécanisme juridique permettrait à la Cour de suspendre l’application de la loi hongroise sur la propagande de 2021, y compris son utilisation récente comme base pour interdire les manifestations.

Vous devez prouver que l’UE ne tolérera pas de telles violations graves de ses valeurs fondamentales.

Vous avez le pouvoir – et la responsabilité – d’agir pour défendre les traités de l’UE. Défendez la démocratie. Protégez le droit de manifester. Soutenez la communauté LGBTQ+ de Hongrie.


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