Burkina Faso : stop à la répression des personnes LGBT+

Au Burkina Faso, des personnes LGBT+ sont arrêtées, convoquées et enlevées pour ce qu'elles sont. Signez pour exiger la fin de cette persécution.

En décembre 2025, un homme a été condamné au Burkina Faso pour avoir eu une relation de même sexe. Il a été condamné à deux ans de prison, à une amende d'environ 3 580 $ et, parce qu'il est de nationalité étrangère, sera expulsé à la fin de sa peine. Il s'agit de la première personne condamnée depuis l'entrée en vigueur de la loi, mais celle-ci s'applique également aux citoyen·ne·s burkinabè, qui risquent les mêmes peines de prison et les mêmes amendes. 

Le Burkina Faso a introduit cette loi en septembre 2025. Depuis, des personnes ont été arrêtées et convoquées dans des commissariats sous de faux prétextes, simplement en raison de la personne qu'elles aiment. Les organisations LGBT+ du pays affirment qu'il est devenu plus difficile de protéger les personnes qu'elles soutiennent. Ces personnes vivent désormais dans la peur d'être arrêtées ou agressées.

Les membres du gouvernement affirment que la loi reflète les valeurs culturelles du pays. Mais criminaliser l'amour ne protège pas une culture, cela punit des personnes pour leur simple existence.

Personne ne devrait être arrêté, condamné à une amende ou emprisonné en raison de la personne qu'elle ou il aime. Nous demandons au gouvernement du Burkina Faso de respecter le droit à la dignité et à la vie privée, et de garantir à tou·te·s les citoyen·ne·s une protection contre les arrestations arbitraires. Rejoignez-nous en signant cette pétition dès aujourd'hui.

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Le gouvernement du Burkina Faso et le capitaine Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso :

Nous souhaitons faire part de nos vives inquiétudes concernant le traitement des personnes LGBT+ au Burkina Faso depuis l'introduction de l'article 210-3 du Code des personnes et de la famille en septembre 2025. 

En décembre 2025, un homme a été condamné au Burkina Faso en raison de sa relation de même sexe. Il a été condamné à deux ans de prison, à une amende d'environ 3 580 $, et, parce qu'il est de nationalité étrangère, sera expulsé à l'issue de sa peine. C'est la première personne condamnée depuis l'entrée en vigueur de la loi, mais celle-ci s'applique également aux citoyen·ne·s burkinabè, qui risquent les mêmes peines de prison et les mêmes amendes. Depuis l'entrée en vigueur de la loi, des personnes ont également été arrêtées et convoquées dans des commissariats sous de faux prétextes.

Chaque citoyen·ne a le droit d'être traité·e équitablement et de vivre à l'abri de toute ingérence arbitraire dans sa vie privée. Cette loi met ce droit en péril : elle décourage les personnes de poursuivre des études, d'occuper un emploi ou de participer à la vie de leur communauté, par crainte d'être arrêtées.

Nous vous demandons respectueusement d'abroger cette loi discriminatoire et de veiller à ce que les droits humains de tous les citoyen·ne·s du Burkina Faso soient respectés."


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